De la retraite comme dictat au travail ou comment domestiquer par la solidarité

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La retraite. D’instinct les esprits jeunes s’en méfient. Quel est ce passage obscur ou la vie semble s’être éteinte, où nos aînés nous font la démonstration artistique de la mort par le vivant, la danse des corps fatigués et des esprits assoupis. Mais ce qui surprend, c’est l’empressement avec laquelle les gens l’attendent… le Graal des morts-vivants. Lorsqu’on écoute le plus grand argument des retraités à défendre leur saint l’on entend « j’ai travaillé toute ma vie ! Et maintenant j’aimerais en profiter. » C’est triste de n’avoir attendu de jouir de sa vie qu’à l’âge ou la vivacité nous a été enlevée. Ce bouclier psychologique du « j’en ai assez fait, laissez-moi tranquille » résume ainsi ces sujets qui ne désirent plus que le repos, la tranquillité… quitte à ne vivre qu’à moitié. Et plus encore, l’on se demande si le travail ne les a pas castrés, comme l’on castre la vie des moines en rythmant leur quotidien entre labeur et prière… Comme si certains retraités avaient été dépouillés de leur esprit jeune par les coups de marteau des journées de taf. Travailler est une bonne chose, mais n’avoir que son travail dépossède. Malheureusement, je crains n’avoir compris quels sont ces sujets qui « misent » sur la retraite. Ils ont travaillé toutes leurs vies sans résistance, tombant dans une servitude qu’ils supportaient par ce qu’en fin de compte « c’est la vie ».

Les jeunes n’auront jamais de retraite

43 annuités, c’est le nombre d’années redevables pour recevoir le Graal d’une retraite non dégressive. Autant dire, jamais… aujourd’hui, un jeune de moins de 30 ans, obtient son premier emploi « sérieux » à 27 ans, et son premier CDI à 30 ans. 27 + 43 = 70. Pour information, la jeunesse française s’enlise dans un rythme professionnel qui lui offrira sa retraite à l’âge de 70 ans. Tout cela sans qu’aucune réforme ne vienne encore augmenter le nombre d’annuités ouvrant droit à une retraite pleine. Pour mieux dire, la jeunesse française est condamnée à entendre le discours « travaille pour payer la retraite de tes aînés » sans en attendre le même privilège. L’on domestique les jeunes à travailler, sacrifier sur l’autel de la solidarité, pour préserver le régime de retraite de nos aînés.

À bas la domestication par la solidarité, à bas la retraite

Qu’en pensez-vous, les jeunes sont condamnés à payer par leur activité le temps de retraite des anciens, tout cela sans qu’ils ne puissent s’enrichir. Comment payer plus, sans gagner plus ! La jeunesse n’est pas une vache à lait capable de nourrir les ogres que sont les générations précédentes. Pendant ce temps-là, les lois nous condamnent à n’être que des obligés.

La jeunesse ne cessera d’être vivante, de devenir autre chose que des zombies prêts à croire que l’âge de la retraite est un éden. Mes amis, cessons notre collaboration au grand racket des jeunes, organisé par l’État, pour rééquilibrer sa vieillesse. Refusons cet héritage par le sabotage. La jeunesse française, tantôt chair à canon, tantôt vache à lait, se doit de refuser ce système de retraite privilégié par le refus de travailler suffisamment, et par le refus de payer ! À bas les privilèges de nos aînés communistes.

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